Le dernier soir n’est jamais celui que l’on croit

Ce n’était qu’un collègue de boulot. Un de ceux que je ne reverrai jamais. Il a loupé mon pot de départ à cause d’une mission pro à l’extérieur. Il est revenu et c’était fini. Il restait des bouteilles, et je l’ai laissé boire tout seul dans son bureau, pendant que je vidais méticuleusement mes tiroirs de souvenirs. Après tout, qui c’est ce gars arrivé depuis 15 jours seulement dans cette boite que je quittais le soir même. Je me foutais même de lui la première fois que je l’avais vu. « Tu lui gueules dessus un peu fort et il pleure » que j’avais dit à une pote qui me l’avait décrit comme tout mou. On est méchante nous les filles.

Et puis un balcon, une clope, et la conversation s’est engagée toute seule. Alors tu vas où pourquoi comment qui quand. La clope de boulot s’est transformée en verre au troquet d’à côté. Trois verres, deux bars et un paquet de clopes plus tard, nous avions encore changer de terrasse, après s’être fait virer de la première vu l’heure tardive. A parler du Tchad, des yeux des vaches, de nos entreprises respectives que nous avions créées dans notre « jeunesse », des bonnes librairies, des champs de colza, du plafond de la carte bleue, des produits chinois, de la douceur d’un animal, des pédophiles, du métro parisien que j’aime et lui pas, de mon cheval qui m’attendrait ce soir même au bord du pré quand il entendrait le grincement du pneu arrière de ma zx, de l’Europe, du suicide, du théatre, de sa fille, et tellement peu de notre boulot chronophage. De sujets sur lesquels je ne pensais même pas avoir quelque chose à dire.

Le deuxième bar a fermé aussi. Lui n’avait plus de cigarettes. Peut-être était-ce la pleine lune, la liberté de se laisser aller du dernier soir, l’esprit de contradiction face à l’impérieuse nécessité de faire les cartons à quelques heures du déménagement. Je ne sais pas. Toujours est-il qu’il est une heure du mat. Que nos amours sont mortes avant que d’exister disait l’autre.
M’en fous c’était beau. Du réverbère dans le gris de ses cheveux. Comme deux cons sur un trottoir au milieu d’un parking.

« Si tu donnes de tes nouvelles, c’est cool. » « Ouais mais je te promets pas. » « T’inquiète je sais ce que c’est. »
Et c’était moi qui répétait que c’était super sympa cette petite causette et merci beaucoup, alors qu’il cherchait ses clés de voiture dans son sac.

Je ne suis pas tombée amoureuse. Ce n’est pas du tout ça. Je suis juste tombée de haut, de très haut, dans une toute petite parenthèse intemporelle. Merde, il était intéressant ce mec tout mou tout timide qui prend rendez-vous avec les gens pour se présenter. Je l’aurais revu demain que je lui aurais adressé la parole au fin fond de son bureau de clopeur. Ensuite il aurait dit des banalités, il aurait eu des défauts. Tant mieux je ne le reverrai pas. Pourquoi celui-là a-t-il plus de conversation que l’Ex? Pourquoi je passe une bonne soirée avec un inconnu éphémère?

On s’en fout du pourquoi. Juste merci. Je m’en tiens souvent aux premières impressions. Merci de me montrer combien je me trompe.

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A quoi sert la carte bleue de nos ex?

Même si là je devrais être en train de contacter toutes les agences immobilières de ma future ville trop belle presque dans le sud (mouais, faut pas vérifier sur une carte non plus), il faut que je vous informe de la nouvelle du week-end dernier.

Donc l’Ex, alias le cyborg, alias la comète et sa queue, est un homme (oui j’ai vérifié) gentil. Puisqu’il veut me faire un cadeau d’anniversaire (c’était ya une semaine, j’accepte encore les retardataires. Chèques en blanc à l’ordre de Fofifonfec merci). Mais lui, il veut pas me faire n’importe quel cadeau… (Attends ça vient)

Avant de lire ce qui suit, petit rappel important : mon anniversaire, c’est tous les ans (le scoop du jour, oui oui je sais, vous en apprenez de l’insolite avec moi). L’année dernière, à trois jours près, le cyborg et moi étions ensemble pour la célébration de ma naissance, et pourtant je n’avais pas eu de cadeau.

Donc, le fameux présent… (les trois petits points c’est pour rajouter du suspense, héhé.) Au choix : soit un ensemble Aubade (ou juste le haut, ça ira déjà bien), soit un écran pour Luc (mon PC a un nom et il le vit très bien). Mais pas n’importe quel écran, juste un monstre genre 25 pouces résolution HD contraste colorimétrique machin chose que tu peux aussi regarder sur le côté par en dessous genre je-me-mets-derrière-l’ordi-pour-écrire-mes-mails-que-ça-marche-encore. Parce que tu comprends, « Sophie elle fait de la photo alors elle a besoin d’un bon écran », qu’il a rétorqué à ma pote un peu surprise de nous trouver à décortiquer les crevettes-étiquettes du rayon informatique chez Boulanger. Une réplique d’anthologie sachant qu’il en a jamais rien eu à foutre que je sois plus ou moins photographe dans une autre vie, et surtout qu’aujourd’hui j’en fais nettement moins, des clics-clics-souriez-le-petit-oiseau-va-sortir.

Au final on a rien acheté (enfin si chez Ikéa mais c’est une autre histoire et c’était pas pour moi). Et même que je crois qu’il ne m’achètera rien. Jpense que je vais refuser tous ses cadeaux. Car ça reste mon ex. Car je suis pas dépendante d’un homme, encore moins redevable, même s’il veut claquer sa prime de mai pour mes beaux yeux (ou le reste, jlui laisse le choix). En plus, j’ai presque l’impression que cet achat est POUR LUI, dans son intérêt, qu’il se rachète une conduite « Regarde comme je suis gentil oublie que je t’ai fait souffrir et ne me traite plus de gros connard car je te fais un super cadeau ». Déculpabilisation pécuniaire.

S’il faut attendre qu’ils nous brisent le coeur pour se faire traiter comme une princesse, autant rester seule avec son écran carré qui déforme l’image (et qui est largement suffisant les 3/4 du temps, soit dit en passant).

Conclusion : la CB d’un ex, ça devrait être comme le reste. Servir, mais à une autre.

Voilà c’était le chapitre gnangnantisme existentiel, jpensais arriver à éviter ça pour ce blog mais il faut croire que non. Ce sera tout pour aujourd’hui, j’ai encore un appart à trouver moi (merci les gentils proprios de faire visiter par webcam interposée).

Chemise rose et nouvelle vie

J’aime les gens qui savent ce qu’ils veulent. Surtout quand ce qu’ils veulent, c’est moi.

Non, je ne parle, pour une fois, pas de mecs (bien que le week-end avec le cyborg fut agréable, le résumé dans un prochain épisode, juste après la pub, ne zappez pas), mais de boulot. Vous vous souvenez, l’entretien d’embauche où je suis allée un peu (beaucoup) les mains dans les poches, avec un book fait à la va vite sur le coin du bureau en 10 secondes trente? Oui, la même fois où je vous ai dit que je n’étais pas épilée, bien que l’entretien professionnel ne motivait pas l’arrachage (de dents) de poils (aux dents).
Bref ça s’était bien passé, le monsieur et sa chemise rose (un homme qui ose porter une chemise rose, et qui en plus la porte bien, c’est la classe et ça en dit long sur lui je trouve) m’avait dit « Je vous veux », droit dans les yeux et tout.

Ça fait toujours plaisir, même si j’ai eu envie de lui répondre « T’es bien gentil coco, mais j’suis en CDD chez un autre, si tu me veux faut que tu allonges le CDI, moi je démissionne pas comme ça juste parce que c’est kiffant de risquer de se faire traîner aux Prudhommes ». (Je vous épargne le paragraphe législation du travail)

Bien sûr j’ai rien dit, acquiesçant poliment comme toute fille polie qui n’a rien préparé à dire et qui, pour une fois, laisse les autres parler.
Sauf que ce matin, la chemise rose a appelé (j’espère pour lui qu’il a changé de fringues depuis jeudi, mais ça lui va bien comme surnom, et pour vous c’est visuel). Et effectivement, il me veut POUR DE VRAI. Il a convaincu mon employeur actuel de me laisser partir et tout. Ouais comme ça. En deux coups de fils. Sachant qu’il me restait deux mois de contrat et que la boîte n’a pas trop cherché à me retenir, que ça se passe mal depuis six mois et que je me fais entuber (je reste polie, ce n’était pas ma première formulation vous vous doutez bien) sur ma paye, aucun regret!!! Même si ça reste un CDD, hein, faut pas rêver non plus. Mais CDIfiable à l’issue qu’il a dit. Enfin on n’en est pas là du tout du tout!

J’ai donc 4 jours pour changer de vie, déménager dans une ville que j’ai vu une heure, à 300 kilomètres d’ici, mais à seulement 2h45 de mon vrai chez moi (ça a l’air loin comme ça, 2h45, mais quand on a vécu presque un an à 7h de ses « racines » comme dirait l’autre, ben on relativise vachement bien!)

Inutile de vous dire que je suis sur un petit nuage depuis ce matin. Ah bah si jviens quand même de vous le dire 😉 .

(Je profite de ce moment d’euphorie, car autant dans 15 jours je pleure. On sait ce qu’on perd, pas ce qu’on gagne dit le proverbe.)

A ne pas faire la veille d’un entretien d’embauche

Hier soir, j’aurais dû préparer mon book pour l’entretien d’embauche de cette aprem, et réfléchir à mes 3 qualités (et accessoirement mes 3 défauts parce qu’il faut équilibrer et c’est surtout pas à une brochette PDG / DRH qu’il faut dire que vous avez plus de défauts que de qualités) et comment justifiez-vous votre parcours en zigzag et l’arrêt de votre entreprise et blablabla.

J’aurais dû aussi m’épiler jusqu’aux trognons (non ça veut rien dire mais ça sonne bien) puisque ce week-end je vois l’Ex, (confirmation tombée y a une heure) et bien que je lui amène Luc (attention à ne pas confondre : je parle ici de mon PC pour ceux qui n’ont pas eu droit aux présentations. Non, je n’ai pas d’enfants, et oui, mon ordi a un nom, et il y a une bonne raison que je vous expliquerai un jour si vous êtes sages), je n’y vais pas seulement pour download VLC (jpeux le faire d’ici, qu’est ce tu crois, pas besoin de lui, pfff!).

Bref. Jme suis pas épilée. J’ai pas réfléchi à mon entretien. Pourtant j’aurais pu faire les deux en même temps, allonger les bandes de cire bien parallèlement tout en répétant devant le miroir « Je suis fière de ce parcours atypique qui fait ma richesse personnelle et une expérience rare pour une gonzesse de mon âge » (même si je suis vieille et tout maintenant, bien que merci mon Dieu mes seins tiennent encore suffisament la route pour ne pas passer derrière mon épaule comme dans je sais plus quel reportage sur une tribu que ça m’avait traumatisée), mais non.

Au lieu de ça, j’ai fumé 15 clopes malgré ma crève que dolirhume-mon-cul-publicité-mensongère-ne-soigne-pas, et j’ai lu mes derniers cadeaux d’anniversaires. Dans le lot, ya des dicos d’anglais (oui oui, y en a une qui a osé! Faut dire que je lui ai fait subir un discours en langue de Shakespeare dernièrement, alors je l’ai cherché) avec un traducteur d’expressions d’argots assez colorées qui méritera à lui seul un post tellement qu’il est trop bien merci Harraps merci Audrey merci the queen Mary. Ya aussi deux BD de filles. Yen a même une dont le blog est listé dans ma page « Et les autres », là en haut.

J’ai nommé Pénélope Bagieu et Margaux Motin.

Alors y en a qui vont dire que le dessin se ressemble, que leurs blogs respectifs reposent parfois / un peu / souvent sur les mêmes ressorts humoristiques, je dois pas être la première à le dire, mais m’en fous j’adore et j’ai pas à choisir celle que je préfère puisque j’ai eu les deux!!!

Bref. Mon book n’existe toujours pas. Mes jambes piquent. Mon nez pique. Et en plus il est rouge, j’ai pas assez dormi, mais je suis de bonne humeur. Elle est pas belle la vie?

(Sophie bouge toi tu chercheras les couv des BD à incruster pour mettre de la couleur dans ton blog une autre fois, t’as trois heures de route cocote pour aller te faire dévorer par une DRH, file!)

Bon je vous rassure j’ai fait l’essence (de la voiture) et le brushing (de moi). Perso ça suffit pas à me rassurer… 😦

Oui, j’avoue, je me drogue

Je suis foutue. J’ai chopé une belle crève lundi soir, et j’ai un entretien d’embauche demain après-midi. Comme je ne suis pas sûre que la voix de Terminator séduise trop mon futur employeur potentiel (mais tu vas me prendre bordel de merde), j’ai décidé de me soigner. Non, pas d’aller voir un médecin, je ne suis pas folle non plus. Il va encore me dire de monter sur la balance, d’arrêter de fumer et de dormir. J’suis au courant merci.

J’ai donc dépenser 17 euros en automédication à la pharmacie du coin. Ce qui signifie que pour 5 euros de plus (soit un paquet de clopes), j’aurais pu consulter un monsieur vraiment diplômé qui m’aurait prescrit les mêmes médicaments que ma Sécu aurait remboursé. Ouais mais non.

Tout ça pour dire que si je veux que les Dolipranes, les Strepsils, les Nurofens et les petits sachets oranges soient efficaces, faut pas que je fume. Étant donné que je respire la bouche ouverte telle une truite asphyxiée depuis hier matin, que mon nez est en grève avec drapeau rouge brandi bien haut (oui, mes narines sont syndiquées CGT les garces), et que le blocus se situe au niveau des sinus, ça parait techniquement et physiologiquement impossible que je fume. Que je tire une latte sur une blonde. Impossible n’est pas français disait je sais plus quel menteur. Ben impossible n’est pas droguée alors.
Car j’ai bien proposé à ma pote qui tirait nonchalamment sur sa Malbac de lui rouler une pelle, histoire d’avoir un tout petit goût de tabac froid à offrir tel un os à ronger à mes neurotransmetteurs affamés, mais elle a pas voulu, ma pote.

Finalement j’ai fumé sur sa clope. A la cinquième latte, je ne sentais plus ma gorge, démissionnée celle-là aussi, et j’ai allumé une de mes Gauloises.

La seule sur la journée. Sinon je me suis engueulée avec quatre personnes en 8heures, j’ai mangé un éclair au chocolat (de plus que d’habitude) et j’ai fini la tablette qui restait dans le placard.

Demain, je sors de l’entretien jme fume le paquet, c’est sûr.

Chanel n° 5 en pharmacie

Lui, très doué pour les compliments : « En fait, j’aime bien quand t’es malade… »
Elle, suspicieuse : « Parce que je parle moins vu que j’ai mal à la gorge, c’est ça? »
Lui, tout doux : « Même pas… Tu sens bon. C’est le Vicks Vaporub, j’adore. J’crois bien que je vais en mettre sur l’oreiller pour quand t’es pas là… Tu me laisseras le petit pot vert, dis? »

Nonobstant mon haleine de Strepsil versus Doliprane, mon nez rouge tellement pelé qu’on sait pas si le truc qui gratte c’est une peau morte ou de la morve séchée, et mes reniflements intempestifs entre deux inhalations (autre grand moment glamour) et mouchages (« Mais ya rien qui sort, jsuis constipée du nez! »), l’homme aime le Vicks Vaporub. Chanel numéro 5 n’a qu’à bien se tenir.

(NDLA : histoire vraie qui date. Mais comme jsuis malade, ça me rappelle !)

PS : notez bien que ce post n’est sponsorisé ni par Vicks Vaporub ni par Chanel n° 5. J’vous jure.

I’m waiting for the white rabbit

Tous les jours je tape dans Google News : Photoshop CS5. Photoshop CS5. J’en ai marre de voir que du futur! Du futur! C’est quand qu’ils arrêtent de repousser la date? De me sortir des vidéos de « Regardez comme ça se sera bien » « Z’avez-vu ce qu’on pourra faire avec! » Je veux le tester merde! Tout de suite!

On m’avait dit qu’il sortait le 12 avril. Mon cul oui, on est le 19, et Sophie ne voit toujours rien venir… Rhaaaaaaaaaaaa!! Et là ils parlent de mai. MAI!!!!! Nan mais oh!!! C’est pas possible ce non-respect des délais, on n’est pas dans le bâtiment non plus! Branleurs va.

Qu’on se rassure, je ne suis pas droguée. Mais ce truc, oh pardon Ce Truc, c’est comme une paire de chaussures pour moi. Tu étais super bien avec tes tongs à 3 euros, et puis un jour t’as croisé le regard d’une paire de talons San Marina, et ta vie a basculé. En 2 ans, ton placard est devenu trop petit, et aujourd’hui tu refuses un resto avec tes potes « parce que j’ai plus de sous » juste pour aller tout claquer lors des prochaines soldes. Rha.

Je vous éviterai le topo « bouh la société de consommation, vilaine ». Nan quand même. Et le premier qui compare Photoshop CS5 (ou Adobe en général) à MacDo jle pends par les couilles. Et ensuite je prends une série de photos et devinez sur quel logiciel je ferai un montage de son service 3 pièces écartelé? Sur Photoshop bien sûr. (Non de non! Y’en a qui suivent pas!)

Allez, explications : jusqu’à y a 1 mois, j’utilisais Adobe Photoshop Elements 8 (je préfère même pas savoir en quelle année c’est sorti…) sur mon Vaio avec ses 512 mo de RAM. Et j’étais heureuse. Le traitement par lot mettait 28 minutes pour m’optimiser 50 photos (je ne vous parle même pas quand je bossais sur 5 calques en même temps), mais je l’aimais quand même. Jme souviens d’un jour où il a planté alors que je venais de cliquer sur fusionner, et que le sablier a tourné indéfiniment jusqu’à ce que j’admette, après 2 heures de rongeage d’ongles, que oui, je venais bien de perdre une demi-journée de boulot. Mais je lui ai pardonné.

Et puis, il y a un mois donc, par l’opération du Saint-Esprit (ou d’un ex qui culpabilisait, au choix, mais je pense que c’est le Saint-Esprit qui l’a fait culpabilisé) (Bon, je vous rappelle que je ne suis pas croyante. A moins que Photoshop soit une religion), jme suis retrouvé avec un PC de ouf : 3 Go de RAM (oui, je savais même pas que c’était possible), juste 800 Go de DD, et surtout, surtout, Photoshop CS4. Là, déjà, je commençais à sérieusement baver sur le clavier. Quelques minutes plus tard, j’étais passée au stade « je mouille la chaise » : car le divin enfant venait de ressusciter (oui, en mars 2010, je comprends pas qu’on en ait pas parlé au JT) et avait choisi de se matérialiser, juste entre mes mains, en une tablette graphique.

Une petite Wacom. Toute belle. Toute fragile. Toute pleine de poussières à cause d’un monsieur qui n’avait pas su décerner son potentiel, et l’avait laissé traîner dans un coin, sans protection. Avec son petit stylet tout mignon, aussi sensible qu’un gland (franchement trouvez-moi une meilleure comparaison et je change ma phrase). Alors depuis je suis accro. Complètement accro. Parce que mon CS4 je le vénère, même si je me sers approximativement de, oh, allez, voyons large, 7 % de ces capacités. Dans mes meilleurs jours. Alors que ferai-je de CS5 me direz-vous? Donnez-le moi, et je trouverai la réponse, promis.

Alors ouais, I’m waiting for the white rabbit. Pas celui d’Alice, ni de Matrix. Juste celui qui est à la bourre.

(PS : Vous remarquerez que je me suis abstenue de tout lien / vidéo test / référence / dernier ajout / démo dans ce post. Ouais je sais que vous vous en foutez, alors jsuis gentille, et surtout je me fatigue pas à lier tout ça. M’enfin si ça vous intéresse, j’en ai plein mes favoris.)

Power point et cire jetable

J’ai honte. J’ai découvert la magie des collants opaques à la veille de mes 27 ans. Il y a des précoces, et des tardives. On choisit pas toujours 😦

Et alors que je me baladais jupette au vent sous le regard de ces messieurs en terrasse, que je récoltais les commentaires élogieux de mes collègues (trop unanimes pour être tous sincères à mon avis), au fond de moi je jubilais : « Tu vois ces guimbettes, là! Regarde-les bien, héhéhé, parce que ce que tu ne sais pas, c’est QU’ELLES SONT PLEINES DE POILS!!! lalalalalère! » que je me répétais en enchaînant les enjambées.

Merci Dim. Ou comment ressembler à une working girl même quand on n’a pas le temps de s’épiler.

D’ailleurs les working girls, les vraies de vraies, pas les copies conformes qui font semblant d’être surbookées pour faire classe (et pour qu’on leur foute la paix), jsuis sûre qu’elles ont des pattes d’Italiens. Ou alors elles vont chez l’esthéticienne avec le Mac Book sur la table d’institut pour finaliser le power point pendant la tonte annuelle, le téléphone greffé à l’oreille. Pas possible autrement. « Madame, on passe au maillot. » « Oui, Monsieur Machin, je vous rappelle, parce que là je passe sous un tunnel. »