Se prendre le mur volontairement, une technique comme une autre

J’avais prévu de vous expliquer le pourquoi du comment que c’est plus facile de simuler en levrette, mais en fait, non. Et puis, soyons honnêtes, vous le savez déjà,hein? La technique du « Plus fort vas-y oh oui encore que je me prenne la tête dans le mur et que j’ai une bonne raison de crier et en plus c’est crédible puisque je me suis vraiment fait mal. Putain c’est dur un mur ». Nan mais je suis méchante, c’était très bien. Je sais juste pas comment lui dire que parfois j’ai besoin d’une once de tendresse et que ça me ferait décoller quatorze fois plus que quatorze positions différentes justement. Mais il semblerait que monsieur préfère faire du sport plutôt que de me prendre dans ses bras. Ah oui, c’est peut-être ça aussi, la définition du copain de baise. (Bon, ça fait un peu la fille qui se plaint d’avoir une vie sexuelle, et avec un mec qui lui fait plein de cadeaux en plus. J’en suis consciente, mais en fait je ne me plains pas puisque je ne le fais pas. Relis tout en haut le début de l’article, si si).

J’aurais également pu vous raconter pourquoi, l’été prochain, je refuserai d’aller à tous les mariages. Ouais, non, ptêtre pas, mais plus JAMAIS je ne me ferais invitée JUSTE pour prendre les photos, et que j’exigerai un carton d’invitation comme les autres, et que j’annoncerai direct « je viens sans mon Canon, ça te dérange pas? Ouais, il a droit de prendre des vacances, lui aussi » (et moi j’ai envie de profiter du buffet). J’aurais pu essayer de transcrire par des jolis mots dégueux ce sentiment bizarre (c’est les paroles de quelle chanson, ça déjà? Référence de merde oblige…) quand une amie d’une amie d’une amie t’appelle pour te demander si tu te souviens pas de l’amie de la cousine de sa voisine, « mais si tu l’as rencontré au barbecue ya 2 ans chez moi, mais si, rappelle-toi, elle était habillée en orange… », « Ouais, je crois que j’y étais pas à ce barbecue, mais donc… Cette amie? » « Elle se marie l’an prochain, elle voudrait t’inviter pour que tu lui fasses les photos! »… Au moins le mobile du crime est clair, pas besoin d’enquêter trop longtemps, c’est le chandelier dans le salon Mme  l’avare Pervenche. Mais parfois c’est plus drôle de faire comme si on n’avait pas compris : « Ouais tu lui dis 500 euros, plus l’hébergement ». « Euh nan mais justement, ils veulent que ce soit les amis qui fassent les photos, ils ont un petit budget… » « Et depuis quand je suis son amie, à ton amie d’amie? Hummm? » Elle avait qu’à y penser avant, qu’une (ex-)photographe pro ça se soigne dans le carnet d’adresses (au même titre que le mécanicien et la coiffeuse et l’inspecteur des impôts) (Tiens justement ça me rappelle que je cherche à être ami avec un mécano! Non? Personne?) (Qui a dit le marié? C’est pas vrai?)

J’aurais pu aussi m’étendre sur le nouveau syndrome que je développe en ce moment, à savoir « vis ma rupture par procuration », ou comment ma pote m’annonce des trucs pas cools que son mec lui a sorti, et c’est moi qui pleure. 1), pour elle, parce que je sais (un peu) ce qu’elle vit et que c’est pas drôle. Et 2) parce que tant qu’à faire ça me fait revivre ma propre rupture (comme quoi un an c’est pas si loin). Résultat, c’est moi qui pleure au téléphone alors que je devrais la consoler. C’est elle la forte qui est au boulot et qui retient ses larmes pendant que mes sanglots me tordent le ventre au dessus de l’évier (oui, faire la vaisselle ça me calme d’habitude) avec une terrible envie de demander à mes assiettes sales pourquoi mais putain pourquoi je pleure. Bon, l’assiette du dessus m’a pas répondu, elle s’est fait coupé la parole par une fourchette pleine de gruyère rapé fondu séché. Qui m’a dit de frotter et que je libèrerais le génie de la fourchette au gruyère qui exhausserait 3 de mes voeux que ça allait passer. Elle avait raison, la fourchette, c’est passé, comme c’est venu. Et j’ai fini ma vaisselle.

J’aurais pu vous raconter ce qu’il reste de mes vacances, à savoir zéro coup de soleil (j’ai fait des économies de Biafine), zéro nouveau maillot de bain (= économies d’€ et des économies de régime et de complexe), zéro grin de sable dans le pli du jean (=économie de ménage, et ouais c’est important), zéro amourette de vacances (= économies de forfait de téléphone pour raconter aux copines que oui, il m’a payé ma glace, tu rends compte!!!hiiiiii!!! Ben non), mais quand même, deux cartes postales (merci les cocotes) d’endroits où je n’irai pas. Bref, si je vous avais raconté tout ça, ça aurait fait un peu trop snif snif j’ai pas eu de vacances ayez pitié de moi, et il se trouve que j’avais pas envie de me plaindre, et qu’elles étaient en fait cools, mes vacances au boulot, l’air de rien. Tu récupères la chaise de bureau avec le dossier tout moelleux et les accoudoirs du collègue (qui l’a eu sur ordonnance de son médecin après une opération du dos et six mois de rééducation =trop confortable) parce qu’il est parti un mois faire rôtir son lard au soleil méditerranéen. Tu profites des réductions aux distributeurs à bonbons puisque vous n’êtes plus que 10 à passer devant, tu ramènes des gâteaux et il en reste encore dans la boîte même après avoir fait le tour du service (je suis pas radine je suis gourmande, c’est pas pareil) (cette vérité fonctionne aussi pour l’alcool et les cacahuètes lors des pots… de départ des autres en vacances), tu peux aller fumer plein de clopes et tu te permets d’avoir une heure de retard le matin et de finir une heure plus tôt le soir puisqu’il y a moins de taf, sans que personne ne te dise rien puisque les autres font exactement pareil. Purée, ça va être dur de reprendre le rythme de la rentrée.

Bref, j’aurais pu vous raconter que j’envisage de me reconvertir dans une carrière très lucrative de GPS à distance (j’ai un sens de l’orientation d’enfer. Surtout devant Google Maps), mais j’ai oublié le nom de la rue du resto japonais dans le 15e, mais c’est assez kiffant franchement. « Nan mais fais demi-tour, repasse devant Convention, et en direction de Vaugirard, c’est la rue sur ta droite. Nan je sais pas si ya un square. Attends je vais voir sur Google Earth si ya du vert ».

J’aurais aussi pu répondre à vos commentaires (oui, il serait temps), mais voilà… (euh non là j’ai pas d’excuses je vais le faire) (Mais continuez à m’en écrire tout plein tout plein j’adore!)

Mais en fait vous savez quoi? Je cherche comment s’appelle cette forme rhétorique très employée par les avocats qui consiste à dire qu’on ne va pas dire ce qu’on veut dire mais qu’on le dit quand même (<– les avocats le disent mieux, bien sûr). Voilà, c’était ma question con à moi. Celle qui a la réponse aura toute ma fortune mon estime. (Bah quoi c’est bien déjà? comment ça c’est pas commercial? Ok, celui/celle qui trouve je viens à son mariage. Ou divorce, si le/la gagnant(e) est déjà en main. Ah non j’ai pas dit que je ferai les photos. Mais je ferai honneur au buffet, promis)

Et vous, c’est quoi votre question con de la rentrée?

11 septembre? Oh la barbe…

Le ramadan commence ce soir. Et dure un mois. Je vous laisse faire le calcul… Et oui, la fin du ramadan, ce sera pour le 11 septembre. Même si vous ne suivez pas autant l’actualité internationale que moi, cette date devrait tout de même vous rappeler quelque chose. Bravo, la catastrophe du World Trade Center. 11 septembre 2001, date retenue par les historiens comme l’entrée dans le XXIe siècle. Également l’entrée dans l’ère d’une certaine, comment dire… paranoïa ? Allez, disons psychose pour rester poli. Vis-à-vis de ceux qui ont la barbe bien longue et la peau bronzée, sans revenir de trois semaines à Punta Cana pour autant. Les mêmes musulmans qui vont jeûner jusqu’au 11 septembre ? Oh mon Dieu, j’en entends déjà certains jaser et grommeler dans leur barbe (qu’ils portent sans jamais se faire traiter de terroriste…). Arrêtons l’amalgame trois secondes. Les mécontents peuvent aller se plaindre à la lune. C’est elle qui décide du calendrier.