Partir quand même

Le mois de novembre est arrivé trop vite. Les feuilles n’ont pas eu le temps de tomber, je n’ai pas eu le temps d’aller chez le coiffeur, pas eu le temps de me réconcilier avec ceux avec qui je voulais me réconcilier, pas eu le temps d’envoyer chier ceux avec qui je ne veux plus rien, pas eu le temps (ou si peu de féliciter) les gens enceintes, les gens embauchés, les gens fiancés, les gens déménagés, pas eu le temps de prendre les bonnes décisions, pas eu le temps de dégivrer le frigo, pas eu le temps de sauvegarder deux ans de contacts emportés par mon téléphone mort, pas eu le temps de courir vers le pré des chevaux une dernière fois au milieu de la nuit pour faire un bisou derrière l’oreille de mon cheval. Pas eu le temps de lire ce livre, prêtée par une amie que je n’ai pas eu le temps d’appeler.  Pas eu le temps de dire je t’aime, pas eu le temps de dire non, pas eu le temps de pardonner, pas eu le temps de démissionner, de faire la vaisselle, de payer les impôts, pas eu le temps de faire toutes ses choses qui sont arrivées toutes en même temps, comme pour me dire « un dernier raz de marée pour te noyer ». Mais quand la fuite était planifiée, quand on a posé des congés payés 3 mois à l’avance, est-ce que c’est encore une fuite?

Vous ne verrez pas beaucoup la différence ici, vu la fréquence des mises à jour de ce blog, mais je serai donc absente pendant un mois.

D’ailleurs, je n’ai pas eu le temps de prendre le billet d’avion retour.

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Couronnes mortuaires par ordre de prix croissant

Je pensais que le jour où j’écrirais un nouveau billet pour ce blog, ce serait pour un truc gai, un truc drôle. Ou pour un truc qui me ferait bien râler. Depuis 6 mois, j’ai vécu des trucs gais, des trucs drôles, et aussi plein de trucs contre lesquels j’avais envie de râler.

Mais ce soir, je me suis retrouvée sur le site d’Interflora. Rubrique deuil. Je ne pensais pas que l’évènement qui me donnerait envie d’écrire, ce serait un décès. Le décès d’une enfant.

Angie venait d’avoir 3 ans. Début septembre, elle devait rentrer à l’école. Au lieu de ça, elle est rentrée à l’hôpital. Dans deux jours, elle sera enterrée au cimetière de mon village. Un tout petit cercueil.

J’entends déjà les gens.   « Elle était handicapée. » « Elle avait déjà été tellement malade, pour une enfant ce n’était pas une vie. » « Elle aurait été un poids pour sa mère tout sa vie. » Comme si ça pouvait être mieux ainsi.

Et donc ce soir, je me suis retrouvée sur le site d’Interflora, rubrique deuil.  J’ai honte d’avoir trié par ordre de prix croissant. Entre les jaunes et les violettes, qu’est-ce qu’on choisit pour ces choses-là? Qu’est-ce qu’on écrit sur le message? ça sert à quoi les mots? ça sert à quoi les fleurs? C’était quoi sa couleur préférée? La dernière fois que je l’ai vu, elle avait des couettes, et j’essayais de la faire rire avec un bonhomme-scaphandrier en plastique, qui lui chatouillait les pieds à la recherche d’un trésor enfoui entre ses orteils… Elle ne savait pas encore marcher, pas manger toute seule, pas parler, mais elle savait rire.

Je me demande comment sa mère, mon amie, ma voisine, va survivre à ça. Ce que va devenir la petite piscine dans la cour. La photo encadrée sur le buffet. La poussette, le petit lit, le siège auto et tout le reste. Je me demande si le croque-mort lui fera des couettes.

J’ai choisi les roses blanches.

 

 

(Mon but ici n’est pas de faire pleurer dans les chaumières, désolée de plomber l’ambiance. Sa mère ne lira jamais tout ça. L’écriture de ce billet est purement égoïste,et ici c’est mon espace d’égoïsme, même si c’est une fois tous les six mois.  La prochaine fois, j’essayerai d’écrire un truc gai, un truc drôle, un truc qui me fait râler.)

Le stylo, symbole phallique ?

– Tu te rends compte, ça fait plus de trois mois…

– Quoi???? Ça fait plus de trois mois que tu n’as pas baisé????

Euh… Oui, aussi… Mais ça fait surtout plus de trois mois que je n’ai rien écrit ici.

La page blanche, c’est comme un grand lit trop bien fait qu’on a peur de défaire. (pensée débile qu’il m’a pas fallu 3 mois pour la trouver celle-là)

Nan mais n’importe quoi Sophie, depuis quand le sexe c’est dans un lit? Bah ça marche aussi avec un mur trop blanc (et trop crépi), avec un rideau de douche pas bien fixé auquel on aurait peur de s’accrocher (Tarzan me comprendrait…) (To be continued)

Mais c’est vital ! Mais non c’est pas vital ! C’est pas un besoin primaire quand même ! Si c’était le cas il y aurait des supermarchés ! Comment ça y ‘en a??? (où ça??? Dites!!!)

Mais c’est banal ! T’es pas la seule à qui ça arrive, ça revient après. C’est comme le vélo. Bien sûr si tu n’as plus de vélo pour pratiquer, c’est moins facile. Et on en trouve d’occasion partout sur le net. Non tu veux pas essayer?

Je vais arrêter ici la comparaison sexe / écriture (surtout parce que je voulais écrire « Mais c’est anal » pour la rime, mais que ça s’applique pas à l’écriture) sans même vous dire laquelle de ces deux activités, du sexe ou de l’écriture, m’a le plus manqué (réponse facilement déductible : je me remets à écrire, et pourtant y a toujours personne dans mon lit…). Et puis d’abord j’ai pas peur des stylos. (Et même si c’était le cas, ça l’empêcherait pas d’écrire, rajoute le clavier). Comme dirait l’autre, faut (se) reprendre en main, c’est crucial !

Bref, Merci à celles et ceux qui ont remarqué mon absence, à mes amies qui m’ont engueulée parce que merde, comment je fais pour me foutre de ta gueule si tu ne me racontes pas les derniers malheurs de Sophie (ces mêmes amies qui m’engueulaient parce que « dis donc, ce que tu racontes là, ça ressemble pas un peu à ma vie, non? ») (alors que pour une fois c’était pas le cas) Merci à ceux qui n’ont rien remarqué et qui reviennent.

Mais vous êtes fous? Oooooh oui!

(non j’ai pas honte de mon titre super pourri. Au contraire, presque jsuis fière.)

Tous les jours, y’a des gens qui passent me lire mais qui savent (plus ou moins) où ils mettent les pieds. Et pis y’en a d’autres qui arrivent un peu par hasard, qui étaient en train de jouer à la marelle et quand ils sont arrivés au ciel (tout en haut de la marelle, pour ceux qui ont oublié ou même qui ot été élevé comme moi sur Mars et qui n’y ont jamais joué), ils ont été télétransporté ici, on the Fofifonfec’s world.

Et en place et lieu du télétransportateur des temps modernes, j’ai nommé un certain google. Bref, voici le classement de mes requêtes goo(gle)golitos.

La photo potiche. Rien à voir, rien à dire, mais elle décore.

Après le classique (et très très redondant) « Poils qui dépassent« , on a l’internaute qui s’acharne avec « photo de poils qui dépassent« ,  et la variante « poils qui depassent + photos« . L’air de rien, les articles incriminés (à savoir ma révélation des collants opaques, et un Etre fan très lingerie dont je suis toujours fan) ont dû en décevoir plus d’un. Analyse qui pue des pieds (poilus huhuhu qu’est-ce qu’on se poile huhuhuhu) (jsuis désolée fallait vraiment que je la fasse je sais j’ai honte je me flagellerai demain promis) : la pilosité, un vrai sujet de société, à quand un blog spécialisé ? (notez la rime, je fais de gros efforts) Oui ça doit être déjà fait, je sais (re-rime, hein t’as vu comme je m’applique).

L’autre article super bien référencé comme quoi les moteurs-de-recherche-c’est-vraiment-de-la-merde, c’est une histoire d’orteils qui se font du bouche-à-bouche entre eux. Spitch alléchant, contenu ultra soft au final : ou comment mes pieds se sont transformés en papier bulles (mais que quand tu éclates les bulles ça fait pas tellement rire du tout). Mais non, pour les moteurs de recherche, ça ne parle que de « chaussures de pute« , « chaussures à talon de pute« , « faire du bruit avec des talons« , « talons clac clac« , et autres variantes de « chaussure qui fait pute« , avec même le très original « soulier clak clak« . Ben pourquoi pas. Ya donc un marché à prendre, vu les requêtes récurrentes ici aussi.

Ensuite, nous avons les… euh… extra-terrestres?

je me suis dépucelée avec une carotte (le grand gagnant. Pardon, LA grande gagnante) (Mais comment ça atterrit chez moi, ça?)

c’est dégueulasse ils mangent des insectes (bah non c’est pas dégueulasse! Tu préfèrerais qu’il te mange toi pitêtre?)

trois filles vont à un entretien d’embauche (ça ça sent la bonne grosse blague sexiste) (trois filles sont dans un ascenseur/une voiture/ une bateau/ la fusée Ariane, une blonde une brune une rousse… voilà, jconnais pas la fin, j’oublie toujours les blagues, à trois on applaudit) (un… deux…)

et si sophie el te roule une pelle tu lui bouches le bretzel (c’est fin, ça se mange sans faim. J’ai pas trouvé la référence, si quelqu’un sait e quoi il s’agit, je prends…)

allergie dentier nez qui coule (attends ya des gens qui sont allergiques à leur dentier??? Mamie???) (Ou c’est juste une excuse pour avoir le pif qui suinte…? Hummm, à creuser)

chat qui dort mange mon esprit (Purée mais tu fumes quoi toi? Vas-y fais tourner!)

que faire après le mariage (T’es pas dans la merde, toi, si t’as besoin de taper ça sur Internet…)

mec chemise rose nouvelle star (jpeux rien faire pour toi, désolée, j’ai pas la télé, et je la veux pas!)

Encore, encore, j’en veux encore!!!!

(Idée d’articles honteusement piquée à plein de gens donc j’en cite aucun mais je vous aime tous. Oh yeah)

I will be back! (qu’il disait)

Hého? HEHOOOooooooooo…. HhhhééééEEEEEéOOOOooooo…

Putain y’a de l’écho par ici. (Blague nulle d’intro)

Bref, je reviens vite, j’ai ma box de machin Adsl en plastique avec the little antenne depuis hier soir. Et Internet qui va avec, parce que comme objet de déco tout court c’est un peu beaucoup moche.

Vous remarquerez bien que je ne veux faire de pub pour personne, hein, mais moi on pourra pas dire que Sophie elle a machin donc elle a tout compris, c’est pas non plus de la couleur d’un fruit (qu’on met en jus au p’tit déj’) (putain jvous aide à block), ça commence pas par la même lettre que mon prénom, mais y’a du rouge quand même! Voilà, magnifique charade pour deviner quel opérateur j’ai choisi, y’a rien à gagner désolée, hormis mon respect (et c’est pas donné à tout le monde, surtout par les temps qui courent) et encore, mais j’espère que ça vous occupera jusqu’à demain (ou après-demain…).

Bon, allez, pour être sûre que vous reveniez (c’est hallucinant mes stats, y’a autant de monde (ça veut dire pas beaucoup quand même…) quand j’écris pas que quand j’écris! Why??), je vous raconterai l’histoire du canapé qui ne voulait pas faire le trottoir, le pourquoi du comment que j’ai désormais une excuse génétiquement prouvée (ou presque) pour être mal organisée jusqu’à la fin de ma vie, comment savoir lequel de vos collègues mâles transpirent le plus (et donc celui par élimination (…) celui qui transpire le moins), l’avantage d’avoir un Ex informaticien qu’on peut prêter aux keupines (mais que c’est quand même pas si facile de s’y résoudre), comment j’ai appris que non, « Earth apple » ça pourrait, mais ça veut pas dire « pommes de terre » en anglais (Nann, c’est juste « potatoes »… Pourquoi faire simple aussi, hein, jvous pose la question). Ah oui, et aussi un portrait tout à fait fidèle et pas le moins du monde antipathique de ma connasse / grognasse / pétasse / fumasse (tous les termes en -Asse ça lui va comme un gant) de collègue de boulot qui a MALENCONTREUSEMENT oublié de rentrer de vacances (c’est important le malencontreusement), et à cause de qui on a tous été rappelé un ou deux jours sur nos repos cette semaine, pendant qu’elle, elle se dore la pilule une semaine de plus (littéralement en plus). Et (plus léger comme sujet) aussi quels offices de tourisme vous envoient deux kilos de brochures par courrier sans vous demander de payer quoi que ce soit, pour vous permettre, à vous qui n’avez aucun droit de partir en vacances, de baver. Oui, c’est pas interdit de baver. Soyons tous des escargots, faisons la ronde en colimaçon, chatouillons-nous les antennes, oh oui encore viens ici que je te prête ma carapace, même pas besoin de lubrifiant.

Bref, je voudrais être un escargot, parfois. Mais avec une antenne en plus. Pour le wifi. (Blague nulle de fin)

Z’alors vous z’avez trouvé ma charade même pas comme une vraie charade?

Parce que des fois je ferme ma gueule…

Surtout ici. Même pas 3 mois de blog et déjà j’abandonne mes quelques lecteurs réguliers (un tous les 5 jours, c’est une régularité comme une autre, me dîtes pas le contraire). Alors je vous rassure. Non, je ne m’envoie pas en l’air toute la journée (enfin, pas tous les jours surtout) au point d’en avoir des courbatures jusque dans les doigts et de ne plus pouvoir taper sur un clavier.

Mais c’est un peu compliqué, vous savez, les connexions internet, tout ça, la prise, le fil, l’interrupteur, la LED qui clignote. Ah c’est sur ce bouton qu’on appuie pour faire démarrer le schmilblik? Plus sérieusement, déjà à l’hôtel c’est pas trop ça  (souvenez-vous…), mais alors au boulot, c’est même pas la peine d’y penser. Open space mon ami, hahaha qui c’est qui a hérité de l’ordi qui tourne le dos à la porte, au reste du service et au bureau du grand chef? C’est Bibi (ou Fofifonfec pour ceux qui n’auraient pas compris). Alors pas franchement possible d’aller surfer sur les blogs des koupines et autre fesse je sais plus quoi qui n’est plus tellement mon ami depuis quelque temps… En fait, je m’autorise Internet pour un seul truc, le surf trop tendance du moment, j’ai nommé le bon coin et paruvendu. Ya même des forums très hype et tout, un peu dans la veine Doctissimo mais avec vachement moins de monde encore. Mais au moins mon boss sait que je cherche un appart et donc que je compte rester dans son entreprise et donc qu’il peut envisager de m’augmenter encore et de me faire signer un CDI.

Il me reste l’Iphone, me direz-vous. Oui mais nan. Peu d’autonomie, et je préfère encore l’utiliser pour la vraie vie (mais si, vous savez bien, téléphoner, tout ça quoi).

Voili voilou j’ai épuisé mon stock d’excuses. En juin (et merde c’est demain), vous aurez droit à des histoires d’hô…tel, des mélodrames deux pièces balcon baignoire, les révélations de ma banquière, je vous expliquerai pourquoi mon cousin me sponsorise pour jouer à Euro Million, comment je suis arrivée à rentrer dans un centre des impôts pour me faire remplir ma déclaration (je suis pas fiscalement majeure il paraît, c’est-à-dire pas assez grande pour la faire toute seule, ) un jour de grève nationale (ouais, la classe, y’en a qui ont des entrées chez TF1 ou à l’Elysée, moi je commence petit petit, mais je rentre, héhé), ah et puis aussi, si y’a le temps et encore des gens que ça intéresse, les dernières péripéties du Cyborg (oui, ça fait longtemps, hein! Ben pas tant que ça en fait 🙂 )… et ce serait cool que je recommence des Etre fan mais pas d’Obispo, mais si j’ai plus le temps d’aller traîner de lien en lien tel un Tarzan féminin (avec un soutif de sport dos nageur et tout, hein, car ça doit faire mal aux seins les virevoltages dans les airs de la jungle), ben forcément j’ai moins de trouvailles virtuelles à partager, vous comprenez bien.

Tout le monde a compris ou je fais pipi aussi?

(Au fait, ce nouveau design sorti de derrière les fagots? Bientôt il y aura également une bannière sortie de derrière les fagots!)

(Veuillez noter  que la notion de bientôtitude peut varier d’un être humain à l’autre. Merci)

Les boucles d’oreilles et le piano

Cet apart, j’y suis venue des dizaines de fois. Le piano a toujours été là, contre le mur. Il a même changé de mur, mais il n’était qu’un meuble à mes yeux. Un meuble un peu grand un peu classe, mais quand même juste pour poser les clés et le paquet de clopes. Ce soir-là, il a pris toute la place. Elle s’est assise devant, sur ce petit banc qui pour moi ne pouvait servir qu’à reposer des petons un peu trop lourds en chaussettes. Mais elle, elle s’est positionné au milieu du siège, soigneusement, a calé ses pieds sur des pédales que je n’avais jamais vu. Et elle a joué. Jouer à un truc qui n’est pas un jeu. Un truc qui fait rêver. Un truc qui arrête le temps. Comme ça, là, do ré mi fa sol et on est 45 minutes plus tard. Yen a qui remuent leur nez pour figer les choses, d’autres qui claquent des doigts pour changer
le monde. Elle, elle joue du piano.

Le repas a fini de cuire. Les patates ont fini en purée. L’écran du Mac était depuis longtemps en veille. Oublier Itunes et Deezer, ne restait plus que le piano, et sa musique était beaucoup mieux. Parfois on dit « ils ne font qu’un ». D’un couple, ou même d’un cavalier et de son cheval. Ce soir-là je l’ai pensé d’elle et de son piano.

J’étais dans son dos. Ce n’était pas ses doigts qui me fascinaient, un peu ses poignets. Mais surtout ses boucles d’oreilles. Rondes, en argent, elles suivaient le mouvement de sa tête au gré des notes. Je crois bien que je me reflétais dedans, toute petite sur l’immense canapé. J’étais à la salle de concert, mieux assise que je ne serais jamais même au Parc des Princes. Public provilegié d’une troublante mélancolie musicale. Et les boucles d’oreilles dansaient. Et la bougie sur le piano tremblait.

Elle s’arrêtait parfois, s’excusait dans un éclat de rire de la fausse note que je n’entendrai jamais. Et puis ses doigts repartaient, seuls et sûrs d’eux, imprimant un rythme doux à tout son corps, à toute la pièce, à tout l’immeuble. J’enviais ses voisins qui ne connaissaient sûrement pas leur chance. Et les boucles d’oreilles ondulaient, gracieux métronomes qui s’ignoraient. Elle n’a jamais été aussi belle que ce soir-là, aurait pu dire un mec. Mais moi c’est ma pote, et j’ai quand même le droit de dire qu’elle est belle.

Je la connais depuis plus de 20 ans, mais c’est comme si je la découvrais au premier jour. Ce premier jour qu’elle se rappelle plus précisément que moi. Une rentrée des classes au CP. On était dans le rang. Laquelle a pris la main de l’autre, je ne sais plus. Depuis les deux gamines un peu pestes ne se sont plus vraiment quitter. Et aujourd’hui, elle porte des boucles d’oreilles qui dansent au rythme de son piano.

Oups

Je suis en mode « My name is Earl. Earl Grey. J’ai fait l’amour avec le paquet de Cracottes framboises que les draps s’en souviennent« . Comprenez : je suis en mode blagues nulles.

Nouveau taf, fatigue, enlèvement par des extraterrestres; blablabla, je vais pas vous sortir d’excuses (même si elles sont valables en plus) (oui ok pas les petits bonhommes verts peut-être), car il se trouve que je suis la première à raler (même si c’est plus ou moins intérieur) lorsque les auteurs de mes blogs préférés ne postent pas. « Nan mais c’est pas vrai, me dis pas qu’il a une vie en plus! »

Ben voilà c’est mon tour. Quel étonnement ! Déjà dix jours que je n’ai rien écrit posté ici. Rassurez-vous, j’ai écrit, ça arrive.  

Quand je sais pas. Avant ou après le déménagement je l’espère imminent (dit la fille qui n’a pas visité encore un seul appart autrement que virtuellement), avant ou après le week-end parisien qui se profile, avant ou après que j’émascule mon nouveau collègue exaspérant, I don’t know.

But ça arrive. Et vous sinon ça va? Vu des petits hommes verts ou pas encore?