Le sucre, c’est la vie

A l’heure de l’apologie des régimes, des amies qui te bassinent avec leur Dukan au restaurant (et que rien à foutre, n’essaie pas de me culpabiliser, je le boufferai devant toi, mon banana split, jte laisse tes surimis, va!), que tu ne reconnais pas ton collègue de boulot qui a perdu 15 kg en 2 mois qu’on dirait qu’il est malade (« David c’est toi? Ah si, t’as toujours la même voix, ça doit être toi »), j’ai envie d’inaugurer une toute nouvelle rubrique pour mon blog. Une rubrique (roulements de tambour….) culinaire. Bon, ce sera du grand n’importe quoi (comme le reste), surtout ce ne sera pas de la vraie cuisine, et surtout, ce sera à base de sucre. A priori (c’est à dire tant que je n’ai pas changé d’avis, je suis une fille, je vais pas vous faire un dessin), ça devrait s’appeler « Hier j’ai mangé une pomme »  (Oui, faut pas donner trop d’espoir au lecteur, et qu’il comprenne d’emblée que c’est vraiment sans prétention et très très improbable). La première recette sera donc ma magnifique pomme caramélisée au Nesquick du pauvre (que maintenant que je suis riche un peu moins fauchée, ben je vais en refaire quand même).

Donc aujourd’hui, nous allons voir que faire des dragées après les mariages. Oui, une grande question existentielle à laquelle je me devais te répondre. Honte à ceux et celles qui ont lâchement préféré se détourner du problème jusqu’à aujourd’hui.

Première étape : récupérer les dragées (j’ai pas dit voler, hein…)

Bon, déjà, faut que tu sois à un mariage. Oui, sinon c’est plus dur. ça tombe bien, moi jétais à un samedi. Et d’expérience, je peux vous assurer qu’à la table des vieux, le petit bol de sucreries ne descend pas. Parce que tu comprends, c’est pas bon pour les dents, et même ceux qui n’en ont plus trouvent que ça colle au dentier. Premier lieu de fournissage en masse donc. Ya aussi la grande corbeille avec les petits paniers trop moches en dentelle qui finissent en ramasse poussière sur l’étagère. Et là, tu peux être sûre que la mariée a oublié de les distribuer aux premiers invités qui s’enfuient devant la nullité de l’orchestre, vont vomir le repas dégueulasse partent. « Oh mon dieu j’ai oublié de donner les dragées à Tatie Georgette, mais comment va-t-elle survivre! C’est affreux! Tu crois que je la rappelle pour qu’elle fasse demi-tour? » Mais non voyons, ne t’arrache pas tes cheveux tout laqués pour la journée, donne donne à moi, héhéhéhéhé. Elle me les a donnés, donc j’ai rien volé. Et comme j’avais prévu un grand sac, j’ai aussi fait le tour des tables pour vider les petits saladiers de cochonneries (cette technique, bien que très rentable, implique un investissement maximum : tu DOIS rester jusqu’à la fin de la soirée, jusqu’à ce qu’on se mette à ranger la salle et nettoyer les tables, si tu ne veux pas passer pour la crève la dalle radine de service. Perso ça me gêne pas non plus, mais à toi de voir si oui ou non ça en vaut la peine).

Voilà. Maintenant vous avez presque un demi-kilo de dragées,généralement assortie à la robe de la mariée parce que tu comprends c’est vraiment la première chose que les invités regardent, si le bordeaux du petit bonbon en amande est bien raccord avec la dentelle du décolleté de l’amoureuse, qui, sache-le, aura parfois payer un supplément pour avoir la couleur qu’elle veut (des dragées, pas de la robe).

Deuxième étape : ouvrir son frigo (après être rentrée chez toi après le mariage quand même)

Personnellement dans le mien ya des crèmes dessert au chocolat.

Tu peux essayer la suite de la recette avec un reste de mozarelle, mais je ne garantis pas le résultat.

Troisième étape : sortir les crèmes dessert du frigo (ouais c’est vachement compliqué jusque là)

Tu les sors, à deux mains ou à une, jte laisse le choix. Tu désopercules les crèmes (encore super dur, ça), et si t’as pas trop la flemme, tu les verses dans un récipient adapté (ramequin pour moi, mais en fonction de ton appétit tu as le droit d’opter pour un saladier, je ne juge pas).

Et là, le plus dur commence…

Quatrième et dernière étape : verser les dragées là où il faut

Tu auras compris, c’est dans le récipient qu’il faut. Ça te donne à peu près ça ! (look look en dessous, la photo trop de mauvaise qualité que la photographe elle a pris avec son téléphone tellement elle avait la flemme) Et franchement, ça casse trois pattes (au moins) à un canard.

(Et si, comme moi, vous êtes pas une vrai de vrai adulte, vous pouvez faire des petits bonhommes. Bon, j’avais pas de fraises tagada, sinon je vous aurais fait une oeuvre d’art. Promis juré.)

Voilà, c’était la non-recette de Fofifonfec, la fille qui garde sa cellulite. Envoyer moi vos photos de ramequins saladiers bonhomme de sucre! (pas de votre cellulite, merci)

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Eve et Blanche-Neige peuvent se rhabiller

Qui l’eut cru, j’ai été obligée de cuisiner. Non pas pour recevoir du monde (j’aime pas trop les gens en général), non, pour assouvir mes propres pulsions (mais pas sexuelles, hein, juste ma faim. Je précise pour que personne ne s’imagine durant quinze lignes que j’ai des fantasmes avec une casserole. Ya des esprits tordus de nos jours il paraît).

Oui, mon corps, cet accro de Sodebo 1er prix (rassis), ce fin connaisseur en Panzani au beurre (trop cuites), ce gourmet du fast-food (nan là j’exagère un peu), lui qui retient mieux le numéro du livreur de pizza que mon propre portable (ça c’est vrai), bref tout ça quoi, mon corps m’a commandé de le mettre aux fourneaux. Horreur et sacrebleu, mais il va pleuvoir de la merde !!!! se diront les connaisseuses. Ben presque figure-toi.

Bon, là on fait une pause. Ce qui suit n’est pas la recette du siècle, Google calme-toi et ne me référence surtout pas comme blogueuse culinaire (yen a des très bien d’ailleurs, même si c’est du chinois pour moi) pour une vulgaire… pomme caramélisée.

En gros, resituons : je crevais la dalle, mais uniquement de sucré. Alors je vous rassure : je suis fauchée pour encore quelques jours mais j’ai de quoi manger. Largement même, vu les réserves du placard, jpeux tenir 3 guerres (au moins). Quarante sortes de pâtes, de la purée, des boîtes de conserves de petits pois de carottes d’haricots (qui datent pour certains d’avant mon déménagement d’avant encore…), mais tu crois que j’aurais fait des réserves de chocolat, hein? Ben que dalle.
Ya bien la boîte de sucre en morceaux qui me fait de l’oeil, mais c’est pas gégé pour les dents tout ça, même si j’avoue en avoir croqué quelques uns pour me passer l’envie. Peine perdue. Et me voilà qui fantasme sur une tablette de chocolat, même le truc premier prix dégueulasse tout en bas du rayon du supermarché où tu sais qu’il n’y a pas un seul % de cacao là-dedans tellement c’est des additifs et cie.

Et là, illumination. J’ai un reste de chocolat en poudre que mon ancienne coloc n’avait pas embarqué (Céline, je te dois une reconnaissance éternelle pour cette boîte de Nesquik pas encore perimée) (nan jdéconne j’ai même pas vérifié la date, quand tu reçois un cadeau du ciel, tu t’encombres pas de détails, tu te prosternes, point).

Alors voici mon dessert ultra-économique du jour (note que le pauvre est créatif):

Prenez une pomme pas encore trop flétrie (ah oui il me reste des pommes quand même). Vous l’épluchez, ou vous demandez à quelqu’un de le faire, ou vous gardez la peau, on s’en fout. Et pis coupe coupe coupe en évitant tes doigts (bravo on applaudit bien fort pour voir s’il te reste des doigts ou s’ils se détachent!)
Puis, à feu doux (ou au pif comme moi, après y’a plus qu’à baisser quand ça crame), dans une poêle (mon instinct me dicte que ça doit marcher aussi avec une casserole), versez de l’eau mais pas trop (note surtout que tout le secret réside dans l’extrême précision du « pas trop »), et du sucre préalablement émietté (ou alors vous êtes intelligents et vous avez du sucre en poudre), puis vous mettez tout ensemble, touille touille touille, et quand ça sent le caramel vite vite un pitit ramequin (évitez de tout verser dans les mains direct, c’est chaud). Pour sublimer la chose, saupoudrez abondamment (encore, vas-y, jusqu’à ce qu’on ne voie plus les morceaux de pommes) de chocolat Nesquik.

Et bon appétit! Franchement je n’ai qu’un mot : Écœurant! Mais jme suis régalée, léché l’assiette et tout.

(bon en vrai vous avez intérêt à passer votre poêle sous l’eau juste après, parce que la mienne elle colle maintenant)

Je vous laisse vous repaître de ma créativité culinaire, extasiez-vous, yeah. Pour vous donnez mon niveau à un diner presque parfait, je suis actuellement en concurrence avec le gagnant de 2045. A l’heure d’aujourd’hui c’est un embryon (ou alors un bébé mais petit), et lui et moi on sait à peu près autant de choses sur la cuisine : rien. J’ai une avance certaine, puisque je suis assez grande pour atteindre les boutons de la cuisinière (dans tes dents, morveux). Pour de vrai, j’ai réalisé ma toute première vinaigrette de la vie (dépucelage vinaigressien qu’on devrait dire) il y a une quinzaine de jours, sous l’oeil inquiet de l’Ex qui me donnait les instructions au fur et à mesure que je mettais trop d’huile (jvous donne pas la recette, hein, doit pas y en avoir trente qui à 27 ans savent pas le faire). Petite victoire anodine, hein, mais c’est quand même le deuxième truc que j’ai dit à la pote qui m’a appelée quelques heures après (le premier étant de mémoire: Tu devineras jamais quoi!). Bon, elle a pas eu l’air transcendé par le quoi vinaigretté en question. Alors faites semblant, merci!

(Avertissement : Le premier qui me dit que j’ai rien inventé et que la recette elle existe déjà, même que c’est dans Astrapi, bouh niveau CE1, jlui pète au nez. Laissez-moi rêver un peu de toques et d’étoiles…)

(Et sinon demain, je vous explique comment je me suis lavée les cheveux grâce à un Tupperware)