L’amour à l’étranger

On envoie un mail avec des photos. On se demande s’il faut signer. Mettre un truc perso. Objet. Informatif.

Rester informatif. Se brider. Encore. Ne pas penser à la dernière nuit, comme si la dernière nuit n’avait pas existé. C’est quoi dix jours dans une vie? Avoir envie de dire merci, de dire excuse moi, de dire encore. Savoir que ça ne sert à rien.

Est-ce que c’était vraiment intense, ou est-ce ma tête qui refait l’histoire pour que ce soit si intense? Garder un bon souvenir. Rien qu’un. Pourquoi un pique-nique dans un hôpital ça devient romantique avec toi? Moi qui n’aime tellement pas ces trucs gnangnan.

Lui demander comment il a fait ça. Ecrire une phrase, l’effacer. Et si on s’était juste menti? 10 jours de mensonges, c’est faisable. ça doit pas être bien différent de 10 jours de rêve. « Crois ce qui te fait le moins mal de croire ».

Tomber amoureuse à l’étranger, c’est d’un cliché. La Finlande, d’un exotisme.

Jdois pas être la première. Pas la dernière. Fais toi du mal, imagine le avec d’autres. Ne vas pas le rejoindre à Milan. Surtout pas. On sait jamais, ça pourrait être différent.

J’ai arrêté d’écouter notre chanson pendant quelques jours. Car ça me faisait trop penser que toi, que je n’avais pas besoin de ça. J’en étais même venue à me dire qu’elle n’était pas si bien que ça, la chanson. Et puis j’ai réécouté. Premières notes, tu prépares le petit déj. Un verre de jus d’orange pour me faire sortir de sous la couette. Tu souris en faisant une baignoire dans le beurre. Il y a plein de miettes sur la table, le thé n’a pas encore infusé et j’ai oublié pourquoi je riais. Refrain. Je suis à côté de toi sur le rebord de la fenêtre, à fumer des clopes les jambes dans le vide et les yeux dans les tiens. En plus elle est vraiment bien cette chanson.

Alors je fais des recherches sur Google pour en apprendre plus sur le chanteur, au lieu de t’écrire des mails où je ne trouverai pas les mots pour te dire que tu me manques mais que je ne veux pas que tu le saches. Que je me dis que tu m’as mentis, que c’était pour de faux, tellement des trucs comme ça, ça arriverait dans un film que je dirais « nul, ce gnangnantisme à l’eau de rose ».

Photos d’Helsinki, disait l’objet du mail. On en restera là.

Etre amoureuse, c’est quoi déjà ?

C’est écouter en boucle toute la matinée « Talk to me » de Yodélice, car on a regardé Les petits mouchoirs. C’est passer la soirée à faire des séries d’abdos sur « Fuck you » de Archive jusqu’à la crampe au ventre, à serrer les dents en se disant qu’au moins on a mal pour quelque chose.

 

 

Se prendre le mur volontairement, une technique comme une autre

J’avais prévu de vous expliquer le pourquoi du comment que c’est plus facile de simuler en levrette, mais en fait, non. Et puis, soyons honnêtes, vous le savez déjà,hein? La technique du « Plus fort vas-y oh oui encore que je me prenne la tête dans le mur et que j’ai une bonne raison de crier et en plus c’est crédible puisque je me suis vraiment fait mal. Putain c’est dur un mur ». Nan mais je suis méchante, c’était très bien. Je sais juste pas comment lui dire que parfois j’ai besoin d’une once de tendresse et que ça me ferait décoller quatorze fois plus que quatorze positions différentes justement. Mais il semblerait que monsieur préfère faire du sport plutôt que de me prendre dans ses bras. Ah oui, c’est peut-être ça aussi, la définition du copain de baise. (Bon, ça fait un peu la fille qui se plaint d’avoir une vie sexuelle, et avec un mec qui lui fait plein de cadeaux en plus. J’en suis consciente, mais en fait je ne me plains pas puisque je ne le fais pas. Relis tout en haut le début de l’article, si si).

J’aurais également pu vous raconter pourquoi, l’été prochain, je refuserai d’aller à tous les mariages. Ouais, non, ptêtre pas, mais plus JAMAIS je ne me ferais invitée JUSTE pour prendre les photos, et que j’exigerai un carton d’invitation comme les autres, et que j’annoncerai direct « je viens sans mon Canon, ça te dérange pas? Ouais, il a droit de prendre des vacances, lui aussi » (et moi j’ai envie de profiter du buffet). J’aurais pu essayer de transcrire par des jolis mots dégueux ce sentiment bizarre (c’est les paroles de quelle chanson, ça déjà? Référence de merde oblige…) quand une amie d’une amie d’une amie t’appelle pour te demander si tu te souviens pas de l’amie de la cousine de sa voisine, « mais si tu l’as rencontré au barbecue ya 2 ans chez moi, mais si, rappelle-toi, elle était habillée en orange… », « Ouais, je crois que j’y étais pas à ce barbecue, mais donc… Cette amie? » « Elle se marie l’an prochain, elle voudrait t’inviter pour que tu lui fasses les photos! »… Au moins le mobile du crime est clair, pas besoin d’enquêter trop longtemps, c’est le chandelier dans le salon Mme  l’avare Pervenche. Mais parfois c’est plus drôle de faire comme si on n’avait pas compris : « Ouais tu lui dis 500 euros, plus l’hébergement ». « Euh nan mais justement, ils veulent que ce soit les amis qui fassent les photos, ils ont un petit budget… » « Et depuis quand je suis son amie, à ton amie d’amie? Hummm? » Elle avait qu’à y penser avant, qu’une (ex-)photographe pro ça se soigne dans le carnet d’adresses (au même titre que le mécanicien et la coiffeuse et l’inspecteur des impôts) (Tiens justement ça me rappelle que je cherche à être ami avec un mécano! Non? Personne?) (Qui a dit le marié? C’est pas vrai?)

J’aurais pu aussi m’étendre sur le nouveau syndrome que je développe en ce moment, à savoir « vis ma rupture par procuration », ou comment ma pote m’annonce des trucs pas cools que son mec lui a sorti, et c’est moi qui pleure. 1), pour elle, parce que je sais (un peu) ce qu’elle vit et que c’est pas drôle. Et 2) parce que tant qu’à faire ça me fait revivre ma propre rupture (comme quoi un an c’est pas si loin). Résultat, c’est moi qui pleure au téléphone alors que je devrais la consoler. C’est elle la forte qui est au boulot et qui retient ses larmes pendant que mes sanglots me tordent le ventre au dessus de l’évier (oui, faire la vaisselle ça me calme d’habitude) avec une terrible envie de demander à mes assiettes sales pourquoi mais putain pourquoi je pleure. Bon, l’assiette du dessus m’a pas répondu, elle s’est fait coupé la parole par une fourchette pleine de gruyère rapé fondu séché. Qui m’a dit de frotter et que je libèrerais le génie de la fourchette au gruyère qui exhausserait 3 de mes voeux que ça allait passer. Elle avait raison, la fourchette, c’est passé, comme c’est venu. Et j’ai fini ma vaisselle.

J’aurais pu vous raconter ce qu’il reste de mes vacances, à savoir zéro coup de soleil (j’ai fait des économies de Biafine), zéro nouveau maillot de bain (= économies d’€ et des économies de régime et de complexe), zéro grin de sable dans le pli du jean (=économie de ménage, et ouais c’est important), zéro amourette de vacances (= économies de forfait de téléphone pour raconter aux copines que oui, il m’a payé ma glace, tu rends compte!!!hiiiiii!!! Ben non), mais quand même, deux cartes postales (merci les cocotes) d’endroits où je n’irai pas. Bref, si je vous avais raconté tout ça, ça aurait fait un peu trop snif snif j’ai pas eu de vacances ayez pitié de moi, et il se trouve que j’avais pas envie de me plaindre, et qu’elles étaient en fait cools, mes vacances au boulot, l’air de rien. Tu récupères la chaise de bureau avec le dossier tout moelleux et les accoudoirs du collègue (qui l’a eu sur ordonnance de son médecin après une opération du dos et six mois de rééducation =trop confortable) parce qu’il est parti un mois faire rôtir son lard au soleil méditerranéen. Tu profites des réductions aux distributeurs à bonbons puisque vous n’êtes plus que 10 à passer devant, tu ramènes des gâteaux et il en reste encore dans la boîte même après avoir fait le tour du service (je suis pas radine je suis gourmande, c’est pas pareil) (cette vérité fonctionne aussi pour l’alcool et les cacahuètes lors des pots… de départ des autres en vacances), tu peux aller fumer plein de clopes et tu te permets d’avoir une heure de retard le matin et de finir une heure plus tôt le soir puisqu’il y a moins de taf, sans que personne ne te dise rien puisque les autres font exactement pareil. Purée, ça va être dur de reprendre le rythme de la rentrée.

Bref, j’aurais pu vous raconter que j’envisage de me reconvertir dans une carrière très lucrative de GPS à distance (j’ai un sens de l’orientation d’enfer. Surtout devant Google Maps), mais j’ai oublié le nom de la rue du resto japonais dans le 15e, mais c’est assez kiffant franchement. « Nan mais fais demi-tour, repasse devant Convention, et en direction de Vaugirard, c’est la rue sur ta droite. Nan je sais pas si ya un square. Attends je vais voir sur Google Earth si ya du vert ».

J’aurais aussi pu répondre à vos commentaires (oui, il serait temps), mais voilà… (euh non là j’ai pas d’excuses je vais le faire) (Mais continuez à m’en écrire tout plein tout plein j’adore!)

Mais en fait vous savez quoi? Je cherche comment s’appelle cette forme rhétorique très employée par les avocats qui consiste à dire qu’on ne va pas dire ce qu’on veut dire mais qu’on le dit quand même (<– les avocats le disent mieux, bien sûr). Voilà, c’était ma question con à moi. Celle qui a la réponse aura toute ma fortune mon estime. (Bah quoi c’est bien déjà? comment ça c’est pas commercial? Ok, celui/celle qui trouve je viens à son mariage. Ou divorce, si le/la gagnant(e) est déjà en main. Ah non j’ai pas dit que je ferai les photos. Mais je ferai honneur au buffet, promis)

Et vous, c’est quoi votre question con de la rentrée?

Les compliments, c’est pas fait pour les chien(ne)s

Le bon compliment, c’est celui que tu n’attends pas. Le sincère, le spontané. Ou pas.

Par exemple, la dernière fois, j’avais mis ma petite robe qui me marque la taille sans me faire un (trop) gros cul, qui a un décolleté où on voit franchement mes seins tout en étant très petite fille modèle (c’est pas moi qui le dis alors j’y crois). Bref, j’arrive au taf assez guillerette, j’attendais pas de remarques particulières, mais au moins j’avais pas trop honte, ça changeait de mon habituel style « Jme suis levée y’a un quart d’heure, j’ai enfilé le premier-truc-pas-trop-froissé-ah-si-un-peu-qui-traînait-au-pied-du-lit ».

Et là, mon voisin de bureau, ni une ni deux à peine le temps de s’asseoir même pas d’allumer l’ordi, qui me lâche un splendide : « Whaou! T’as vraiment de fabuleuses cernes! »

Hummm… Tu voulais dire de fabuleuses jambes, hein, c’est ça j’ai mal entendu, bien sûr! Non… Ah, de fabuleuses… hanches alors? Nan plus?   Euh… qu’est ce qu’il reste… aisselles peut-être? (mais si tu sais comme dans la pub trop nulle où la fille elle se fait embrasser là où elle a mis son déo-révolutionnaire-qui-fait-tout-doux-mais-en-fait-qui-change-rien, genre le mec tu lui demandes la première chose qu’il regarde chez une gonzesse, le truc qui le séduit à mort trop irrésistible, et il te répond avec des coeurs à la place des yeux, « ses dessous de bras ». Bref…), nan plus? Pupilles? Jonctions tibia-peronet? Chevilles? Narines sinon? Raies du cul (oui au pluriel, si je veux)??? Putain mais pas cernes quand même!!!!

Un jour, il y a bien longtemps, au pays des bisounours, un pote m’avait confié que je pouvais avoir des valises sous les yeux, mes seins seraient toujours (et j’insiste sur le toujours) plus gros que mes cernes. Et donc qu’il fallait jouer de mes décolletés pour détourner l’attention quand j’étais fatiguée. (avec le recul je me rends compte que c’était peut-être un conseil intéressé… Peut-être…)

Conclusion, la prochaine fois, je dégrafe un bouton de plus.

Sinon, pour moi le compliment, ça reste quand même un truc sincère. Après, l’adjectif « fabuleux » n’ayant rien (a priori… on va faire comme si on n’avait jamais entendu parler de l’ironie) de péjoratif, peut-être mon voisin de bureau a-t-il simplement un faible pour les yeux pochés. Tous les goûts sont dans la nature, non? Et c’est pas moi qui le dit…

Bon allez, (c’est la minute intéractive, youhou), à vous, c’est quoi votre pire « compliment »?

Quand j’avais de l’acné, j’avais une excuse

Dans mon euphorie du sautage au plafond ponctué de « Hiiiiiiiiiiiiiiiiii! » et de « Ahhhhhhhhh! » (Comprenez « Oui c’est trop génial » dit tellement vite qu’on entend plus que « Hi » et « Ah »), je te fais partager ma joie, ô toi petit lecteur (c’est surtout parce que j’ai plus de forfait pour appeler les keupines, j’avoue aussi. Et puis qu’elles sont occupées des fois, les morues…)

Donc mon fantasme est un homme que j’ai vu 5 heures. Que je pensais croiser « à tout hasard » hier ou aujourd’hui. Que j’avais pas sorti la petite robe pour lui (mais pour plaire à Mercure et le faire grimper gentiment encore un peu dans son thermomètre), mais pour faire une pierre deux coups. Dans mon souvenir, il a son écharpe autour du cou, le col de sa veste zippé au maximum. Il tire sur sa clope dans la nuit noire, et me demande de lui donner des nouvelles. Chose que je ne promets pas. Surtout pas. Mais chose que je fais 2 mois après… Ce soir quoi.

Après le fameux j’écris ou j’écris pas? (Et si t’essayais le pigeon voyageur? C’est so romantique) Et s’il ne se souvient pas de moi? (le goujat) Je mets mon prénom au début du message ou à la fin ? Ou pas du tout? (Photocopie ta carte d’identité tant que t’y es) Bises c’est pas un peu trop? (Toujours moins que « je rêve de toi nu sur un tarmac au clair de lune pour lécher la rosée à même ton corps ». Et pis ça prend moins de place pour un texto) Salut c’est quand même familier, non? (Tente « Yo Bro, ta demi-molle, tu me la montres quand? ») Rhaaaaaa!,  mon téléphone a pris le dessus, j’ai pas appuyer sur envoyer mais ya eu un court-circuit et le message est parti. Oups. C’est pas ma faute à moi. Euh.

S’ensuivent les minutes adolescentes : Et s’il est encore au boulot et que je le dérange? Mais s’il a changé de numéro? Et s’il a une mémoire de poisson rouge et qu’il se trompe de Sophie et qu’il me répond en pensant à une autre ? J’aurais dû faire référence aux yeux des vaches. Au boulot. A son écharpe. Ouais non, pas à son écharpe. A mon décolleté peut-être? Suis-je vraiment folle? Et si c’était un rêve / cauchemar et qu’en fait je n’avais pas envoyé le message et que lui était au Bangladesh (le con, avec une autre jsuis sûre!)?

Bref. J’ai toujours 27 ans. Le message est bien parti. Il m’a même répondu. Et même que j’ai re -répondu (Humm, attends ou attendra pas 5 minutes? Naannn t’as plus 12 ans! Et pis t’avais pas de téléphone à 12 ans d’abord). Et lui a encore répondu (et je trouve pas de synonymes pour « répondre » car j’en cherche pas, j’avoue). J’ai lu très vite et j’ai relu très vite. Il y avait les mots « ça m’aurait fait plaisir ». Qui d’habitude ne veulent rien dire à mes yeux. Sauf que, quand suit une question concernant mon éloignement géographique à l’instant I (ou T, comme vous voulez), je me plais à penser que ce n’était pas qu’une formule de politesse. Mais moi la fille organisée, je préfère donner signe de vie quand je suis bien loin. Moins risqué. C’est sûr que prévenir avant ça fait trop « j’ai envie de te revoir »… Alors bien sûr j’étais déjà bien loin!

Au milieu des conditionnels et des formes interrogatives, j’ai eu droit à un petit verbe à l’impératif (j’ai fait des études de lettres, ya longtemps, et c’est tout ce que j’ai retenu). « Préviens moi la prochaine fois ». Oh oui donne moi des ordres, encore encore… (Est-ce que j’étais déjà masochiste quand j’étais ado?)

Bon, qu’est ce que j’en fais de mon fantasme maintenant? C’est pas quelques malheureux textos qui vont changer quoi que ce soit. Si je le vois il aura plus son écharpe, zut! (La fille jamais contente. La fille, quoi)

Bon allez, moi, je retourne sauter au plafond toute seule! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!

(Et là tu te dis « Si j’ai bien compris, elle reçoit trois pauvres textos et elle se sent plus? (tu as bien compris…) La pauvre ». Oui mais ça m’arrive pas si souvent que ça, moi.)

Ah oui et juste avant quand même d’aller sauter au plafond, rien à voir, mais je ne comprends pas pourquoi personne n’a encore osé parler de la mode trop In de cet été : l’espadrille. Qui fait un retour très remarqué, en rayures ou à pois ! (non, je n’ai acheté aucune paire, mais c’est juste parce que j’ai plus de sous, hein, pas parce que c’est moche voyons)

Ya un scénariste quelque part qui se fout de moi

J’aurais pu titrer « Combien d’hommes à la fois », mais ça fait un peu gang bang quand même. Rien ne va plus. Moi qui ne me souviens jamais de mes rêves, voilà que mon subconscient me rappelle à l’ordre. Huit heures de sommeil et de débridage de crâne enregistrées en full HD dolby surround et tout (je sais pas exactement ce que ça veux dire, mais vous avez compris). La nuit dernière, Les bras de Morphée m’ont fait de l’effet. Et m’ont jeté dans les bras de trois hommes (pas en même temps, relisez plus haut, merci).

Tout commence par l’Ex. Jusque là, personnage connu, j’arrive à suivre. Dans le cauchemar number one, il me plaque. Là déjà, je suis moins. Première incoherence, on n’est pas ensemble, donc ce serait difficile. Seconde incohérence, ça ne se base sur aucun fait réel,   puisque ce n’est jamais arrivé, c’est moi qui suis partie (sur ses encouragements prononcés, mini-hola et vuvuzela s’il avait pu, mais quand même). Passons. J’y connais pas grand chose en interprétation des rêves (Madame Irma c’est pas moi, c’est la madame de la médecine du travail qu’on a dit), mais un cauchemar, c’est en fait un truc que tu veux qui arrive. Donc mon subconscient veut que je me détache de l’Ex. Okay, je note.

Ma nuit se poursuit donc avec un second homme. Déjà, là, j’enchaîne, jsuis une tombeuse, une croqueuse d’hommes (jvous l’avais pas dit, car moi non plus je savais pas). L’ancien collègue de boulot, celui qui sait parler des yeux des  vaches et de l’Europe. D’où qu’il débarque, celui-là? Héhé, c’est peut-être tout simplement que demain, je remonte faire un tour dans mon ancien département (pour récupérer le restant de mes fringues et mes quarante cintres, et voir une pote, hein, pas pour lui) et que quelque part j’ai envie de le croiser… Bon ok, je vais même tout faire pour le croiser et le coincer contre un mur et lui déboîter la mâchoire d’un bon gros palot. Dans mon rêve, je tombe en panne sur l’autoroute, il y circule justement comme de par hasard, et me raccompagne dans sa voiture de fonction. Blanche, la voiture. Interprétation à deux-francs-six-sous-et-encore-jsuis-généreuse : le Prince charmant qui me sauve sur son cheval… blanc. Mon inconscient est d’un culcul la praline que ca m’en inquiète moi-même. Bref. Dans mon rêve il se passe plein de trucs avec lui très très très vite et finalement il me propose de m’enfuir à ses côtés au Bangladesh (bon, pourquoi, franchement, je sais pas, niveau destination j’ai plutôt envie de tester les pays scandinaves, mais on va dire que c’est lui qui aurait choisi), et au moment où nous devons monter dans l’avion (qui ressemble trait pour trait à la carlingue humanitaire dans laquelle j’étais montée il y a quelques mois, équipage russe compris. Ouf, ya de la réalité quelque part. Nan pas ouf en fait…), son ex-femme l’appelle car sa fille est malade et que lui seul peut la sauver en lui donnant un rein (mais non c’est pas tordu, ça ça peut arriver dans la vraie vie). Il me dit qu’il est a jeun, ça tombe bien pour l’opération, un des russes de l’équipage est médecin, il peut lui prélever son rein sur place (ça par contre ça peut pas trop arriver dans la vraie vie… Ou alors faut refuser), et finalement l’avion décolle pour l’amener à l’hôpital (comme si un avion pouvait se poser sur la piste d’atterrissage du toit d’un hôpital… Passons). Et moi pendant ce temps-là (jtournais la manivelle… Ah non?) je m’enfuis de l’aéroport et rentre au volant d’une petite voiturette qui habituellement sert à transporter les bagages sur le tarmac. (Tout va bien! Pour ceux qui prennent en cours, c’est un rêve, hein, un rêve. Ça va bien se passer). Sur ces entrefaites, je traverse donc quatre départements au volant de ma voiture d’aéroport, tout en empruntant l’autoroute. Tellement réaliste, le rêve, que je m’arrête faire l’essence et me demande devant la pompe si c’est du sans plomb ou du diesel (jvous ai dit, full HD…)

Et donc je rentre, en larmes et tout, je vais  directement au boulot (c’est toujours le premier truc que je fais après un faux voyage de noces avorté), et là, à peine assise que mon téléphone pro sonne, et donc c’est l’Autre. Jamais deux sans trois… Alors l’Autre, il existe. Nous entretenons une relation suivie (professionnelle, mais suivie quand même) depuis presque un mois, nous nous téléphonons au moins dix fois par jour, on mange parfois ensemble mais chacun de son côté du téléphone. On ne s’est jamais vu (d’où objet de fantasme, ça ça va, j’ai compris). Il est drôle, mais il a un prénom pourri pour un mec. Bref. Là (dans le rêve, suis un peu bordel), il m’appelle et m’annonce qu’on ne travaillera plus ensemble, que (Capri) c’est fini, que je ne serai plus sa Russe préférée (dans la réalité, il trouve que j’ai un nom à consonance russe. Ce n’est absolument pas le cas, mais ça me gonfle déjà assez d’expliquer que c’est italien qui a perdu (son chat. Nan toujours pas?) le « i »…) car il vient d’être muté. Et il m’explique qu’il va habiter sous les ponts mais que c’est pas grave car il a un micro-ondes (????? Il doit y avoir un sens caché quelque part, je cherche je cherche, je vous tiens au courant), et qu’il est content car le grand air va faire du bien à ses allergies (Moui… et la marmotte, elle met le chocolat…). Sauf qu’en fait il est muté dans la même ville que moi, et qu’il ne savait pas que je travaillais dans cette ville (en vrai il le sait et il est pas du tout muté). Je propose donc de l’héberger (j’ai été Saint-Bernard dans une vie antérieure. Ah nan jvous l’avais pas dit non plus? Bah jle savais pas non plus), il vient donc chez moi le soir même. Sauf qu’en arrivant tous les deux devant mon immeuble, il y a des cordons de police (et pourtant on peut pas dire que je regarde trop la télé… j’en ai pas), et on  découvre que j’ai été cambriolé par le meurtrier de ma voisine (je vous jure que j’ai aucun problème avec ma voisine pourtant, mais alors aucun, je l’ai jamais vu jamais entendu, je sais que c’est une fille car c’est marqué sur la boîte aux lettres, c’est tout). Bref, le meurtrier m’a cambriolé, et m’a volé… (attention ça vaut de l’or) mon matelas d’appoint ! (le premier truc qu’on vole, c’est bien connu, ça se cache bien de nos jours sous un tee-shirt, c’est pratique pour se barrer très vite avec les flics au cul) Rho c’est balot  ça dis donc, mon invité à l’improviste va devoir dormir dans mon lit, ça alors que c’est embêtant Monsieur l’agent. Bref, je vous raconte pas la fin tellement que c’est convenu (oui je sais c’est le meilleur passage mais je le garde pour moi. Bande de voyeurs, va).

Heureusement que je m’en souviens pas souvent. Parce que mes rêves, c’est pire qu’une série B. Plus belle la vie (versus Les Experts) n’a qu’à bien se tenir.

Toujours est-il (voilà c’est fini j’espère que le pop corn était bon) que je dois avouer, en me réveillant ce matin, j’ai vérifié si j’étais seule dans le lit, et s’il ne manquait rien dans l’appart. Ben ouais parce que c’était un peu trop réaliste pour moi tout ça (mais bien sûr Sophie, tu te fais larguer, tu t’enfuis  en avion et pis finalement non, et ta voisine se fait assassiner mais toi tu penses à ton matelas pour t’envoyer en l’air, tout ça avec trois mecs différents sur la même journée. Vachement réaliste, moui. Et sinon, les petits hommes verts, non? Pas cette fois-ci?) Bon, dans mon rêve, le Drôle au nom bizarre était vachement canon. Et dans la réalité jsuis toujours célibataire, et puis pas qu’un peu (comme si c’était gradué…)

C’est grave docteur?

A chacune ses rêves

Ce soir, j’ai envie d’un mec comme celui de la pub Quattro Titanium (avec plein de coupes de cheveux et / ou de barbes, mais toujours le même sourire), et d’une paire de tongs.
Vivement qu’il repleuve. Ouais non en fait. Allez, je vais me coucher!

L’inconnu est dans le sac

Sourire au jongleur qui fait la manche, s’amuser de son « bonsoir » bredouillant alors qu’il est juste onze heures du matin, sourire encore plus de le voir tout déconcentré se mélanger les mains et laisser tomber ses balles colorées.

Ma vie sentimentale se résume à des sourires d’inconnus, mais c’est déjà ça.

Sinon, je sais pas quel sac acheter (si ya un rapport: le mec jonglait devant le magasin où j’ai vu les sacs) : le bleu foncé (trop foncé), le kaki clair (root’s baroudeuse qui ne va pas avec tout), ou le noir (trop classique). Il est tellement grand que je pourrais y rentrer mon ordi portable dedans!!! (plus tout le reste bien sûr) Ya écrit « So big and so chic » dessus, c’est nul mais j’adore parce que je me dis que ça vaut aussi pour mon cul. Oui, mon cul peut être chic. S’il veut.

Voilà c’était la pensée du soir! Les avis sont bienvenus, sinon j’achète les trois par dépit. Et aussi le magnifique en cuir chez San Marina, doublée rose…