La dépression du citron

En rentrant de vacances (me jetez pas des tomates pourries, je n’ai eu que 4 jours, ok!), j’ai failli m’exclamer, accroupie au milieu de ma cuisine : « Oh, il n’y a rien dans mon frigo ». Mais je me suis abstenue, parce que pardon, il y avait un citron. Un pauvre petit citron, tout seul. Dans le noir, peuchère. Il m’a fait un peu pitié, là, comme ça, sur son étagère. Même plus une courgette moisie pour lui tenir compagnie. Il y a bien des poissons panés dans le freezer, mais ils sont certainement trop congelés pour faire la conversation avec un légume (ou fruit??? zut je sais pas. Zut on s’en fout). Je ne lui ai pas dit, au petit citron en question, car ça l’aurait sûrement vexé, mais je ne sais même plus quand ni pourquoi je l’ai acheté. Un citron entier. Jaune à souhait comme un ballon de rugby (si, je dis ce que je veux si je veux).

Alors, par charité plus que par faim, je suis allée lui acheter des amis. Maintenant il papote avec deux steacks hachés 5% de matière grasse et des mousses au chocolat 80% de matière grasse, et je suis sûre qu’il est très content. Parce que les hommes se plaignent d’être pressés comme des citrons, mais personne ne pense aux citrons en dépression comme les hommes.

Sur ce, je vous laisse admirer les moutons de poussière en bas du fameux frigo-prison de solitude. Demain, un autre sujet passionnant : je vous expliquerai comment je fais le ménage chez moi.

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