Que faisait Einstein il y a une semaine…?

*Attention. Ce qui suit est chiant. Vous êtes prévenus. Vous avez le droit de sauter tout le premier paragraphe gnangnansnif.*

Il y a une semaine… On n’était déjà plus ensemble. Il y a une semaine, je pleurais dans ton lit. Il y a une semaine, je pleurais dans le bus. Dans le RER. Dans le TGV… Je n’ai pas pleuré dans le taxi, mais le cœur y était. Il y a une semaine, je ne sais pas comment c’est arrivé. Et puis la vie a continué. Je regarde les épisodes de nos séries préférées toute seule, je galère pour les trouver en streaming, mais j’y arrive. Sans toi. Mes jambes ont toujours la peau sèche mais tu n’es plus là pour m’engueuler quand je les gratte. Je n’irai pas voir Saw 6, et pourtant un jour je remangerai du pop corn. Depuis une semaine, tu portes certainement la veste « la classe à Dallas » qu’on a acheté ensemble. Tu as dû finir le gateau aux poires, ou bien tu l’as jetté… Va savoir. J’imagine la vaisselle qui s’empile dans l’évier et mon sèche-cheveux qui dort dans l’armoire de la salle de bain. J’imagine ma carte postale dans les toilettes, les magnets dans la cuisine et le chocobon à côté du lit. Les mouchoirs qui ont séché mes larmes sont-ils toujours dans l’angle? Mon magazine de filles dans la poubelle? Et le chocolat Côte d’or que tu ne finiras peut-être pas… Le bain moussant au chocolat, que tu prendras en jouant à la DS ou en crachant par dessus le rideau. Trop de souvenirs ne sont pas encore assez semble-t-il. Mais c’était il y a une semaine…

En fait je vous explique. Ce truc je l’ai écrit y’a bien six mois. Je vous fais pas un dessin, j’allais pas des masses bien. Depuis l’eau a coulé sous les ponts, dans un sens et dans l’autre j’ai envie de dire (genre les molécules d’H2O ont fait demi-tour quand elles sont arrivées à la mer « NAN NAN on veut pas y aller!!! » et elles sont reparties à contre courant tels des saumons, sauf qu’elles c’est plutôt à la brasse avec leurs mini-bras en électrons. Me dîtes pas que ça n’a pas d’électrons une molécule d’eau, parce que d’un si, et de deux, c’est juste pour l’image voyons). Bref. Et voilà que je trie le bloc notes de mon Iphone, et que je tombe là-dessus. Waouh. Je pensais tout ça. « A l’époque » (dit la vieille qui sommeille en moi). Ben heureusement que je l’ai écrit, car aujourd’hui ça me fait sourire 🙂 (<— Smiley qui sourit, tac tac t’as vu la concordance, celui-là il tombe à point nommé)

C’est beau l’amour. C’est nul l’amour. Mais qu’est-ce que c’est relatif !

(PS HS : désolée, j’ai pas assez dormi, et donc je vous sors un truc de derrière les fagots par pure facilité. Donc la question existentielle qui me vient, c’est : vaut-il un truc un peu plus travaillé, réfléchi, et long mais tous les 5 jours (voire plus…), ou un billet écrit à la va vite et vachement trop court plus souvent ? (C’est pas court ou long la question, le débat sur la taille viendra plus tard mesdames, mais là j’ai quand même besoin de votre avis. Aux Mesdames et aux Messieurs z’aussi, hein !) (En gros je cherche à ce que vous justifiez ma flemmardise du lundi matin. Vous avez la parole. « A vous Boulogne, bonsoir Clara. »)
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La dépression du citron

En rentrant de vacances (me jetez pas des tomates pourries, je n’ai eu que 4 jours, ok!), j’ai failli m’exclamer, accroupie au milieu de ma cuisine : « Oh, il n’y a rien dans mon frigo ». Mais je me suis abstenue, parce que pardon, il y avait un citron. Un pauvre petit citron, tout seul. Dans le noir, peuchère. Il m’a fait un peu pitié, là, comme ça, sur son étagère. Même plus une courgette moisie pour lui tenir compagnie. Il y a bien des poissons panés dans le freezer, mais ils sont certainement trop congelés pour faire la conversation avec un légume (ou fruit??? zut je sais pas. Zut on s’en fout). Je ne lui ai pas dit, au petit citron en question, car ça l’aurait sûrement vexé, mais je ne sais même plus quand ni pourquoi je l’ai acheté. Un citron entier. Jaune à souhait comme un ballon de rugby (si, je dis ce que je veux si je veux).

Alors, par charité plus que par faim, je suis allée lui acheter des amis. Maintenant il papote avec deux steacks hachés 5% de matière grasse et des mousses au chocolat 80% de matière grasse, et je suis sûre qu’il est très content. Parce que les hommes se plaignent d’être pressés comme des citrons, mais personne ne pense aux citrons en dépression comme les hommes.

Sur ce, je vous laisse admirer les moutons de poussière en bas du fameux frigo-prison de solitude. Demain, un autre sujet passionnant : je vous expliquerai comment je fais le ménage chez moi.